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France impôts des sociétés

La France taxe les bénéfices des sociétés à 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € pour les petites entreprises. La TVA est de 20 %, l'impôt sur le revenu est soumis à un barème progressif, et la masse salariale supporte certaines des charges sociales les plus lourdes d'Europe (environ 40 à 45 % de charges patronales en sus du brut). Les revenus de placement sont soumis à un prélèvement forfaitaire d'environ 31,4 %. Le changement majeur pour 2026 est le lancement progressif de la facturation électronique obligatoire.

Devise EUR (€)Exercice fiscal Année civile (ou exercice comptable choisi)UE État membreDernière révision 2026-07-12

Formes juridiques et immatriculation des sociétés

Les sociétés sont constituées par le biais du guichet unique (Guichet unique / INPI) et immatriculées au Registre du commerce et des sociétés (RCS) avec attribution de numéros SIREN/SIRET; les bénéficiaires effectifs sont déclarés en même temps.

Principales formes juridiquesSAS / SASU, SARL / EURL, SA, micro-entreprise[2][7]La SAS est la forme juridique la plus souple et la plus populaire pour les entreprises.
Capital social minimumSAS et SARL : 1 € ; SA : 37 000 €[2]Pas de minimum substantiel pour les SAS et SARL : une partie des apports en numéraire est libérée lors de la constitution (50 % pour la SAS, 20 % pour la SARL), le solde dans les 5 ans.
Obligations lors de la création d'une entrepriseGuichet unique / RCS (immatriculation, RBE) -> DGFiP (impôts et TVA) -> URSSAF (cotisations sociales)[7][8]

Autres obligations légales

Obligations inhérentes à toute entreprise en activité, au-delà du dépôt de la déclaration fiscale.

Facturation électronique obligatoireMise en place progressive à compter de septembre 2026[9][7]À compter de septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, et les grandes entreprises ainsi que les ETI devront les émettre ; les PME et micro-entreprises devront le faire à compter de septembre 2027. Les factures transitent par des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) aux formats Factur-X, UBL ou CII, avec transmission des données de transaction (e-reporting).
Bénéficiaires effectifs (RBE)Déposé auprès du greffe lors de l'immatriculation[2][7]Est considéré comme bénéficiaire effectif toute personne détenant plus de 25 % du capital ou des droits de vote ; toute modification doit être déclarée dans les 30 jours.
Dépôt des comptes annuelsDéposés auprès du greffe du tribunal de commerce[2]Les comptes sont approuvés dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice et déposés dans le mois qui suit (deux mois en cas de téléprocédure). Les petites entreprises peuvent opter pour la confidentialité de leurs comptes vis-à-vis du public.
Conservation des documents10 ans (comptabilité)[2]6 ans pour les documents fiscaux.

Impôt sur les sociétés (IS)

Taux normal25 %[1][4]
Taux réduit pour les PME15 % sur les premiers 42 500 €[1][4]Pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 millions d'euros et dont le capital est détenu à hauteur d'au moins 75 % par des personnes physiques ; le taux de 25 % s'applique au-delà de 42 500 €.
Surtaxes sur les grandes entreprisesContribution sociale de 3,3 % ; surtaxe exceptionnelle[1]Une contribution sociale de 3,3 % s'applique lorsque l'IS dépasse 763 000 € ; une surtaxe exceptionnelle frappe les entreprises dont le chiffre d'affaires excède 1 milliard d'euros pour les exercices 2025-2026.
Déclaration et acomptesDéclaration début mai ; quatre acomptes[1][4]Les entreprises dont l'exercice coïncide avec l'année civile souscrivent la déclaration de résultats (2065) au début du mois de mai. Les acomptes provisionnels sont exigibles les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre.

Retenues à la source et dividendes

Dividendes versés à des non-résidents25 % (sociétés) / 12,8 % (personnes physiques)[1]Exonération au titre de la directive mère-fille de l'UE ramenant le taux à 0 % pour une participation d'au moins 10 % détenue pendant 2 ans ; application des conventions fiscales dans les autres cas.
IntérêtsGénéralement 0 %[1]La plupart des intérêts versés à des non-résidents ne sont pas soumis à retenue à la source.
Redevances25 %[1]Taux réduit ou nul en vertu de la directive européenne sur les intérêts et redevances et des conventions fiscales. Les paiements versés à des États non coopératifs peuvent être taxés au taux de 75 %.
Prélèvement forfaitaire unique (PFU)31,4 %[1][4]12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux sur les dividendes, intérêts et plus-values des résidents (la composante CSG ayant augmentée pour 2026), soit environ 31,4 % au total.

Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Taux normal20 %[1][5]
Taux réduits10 %, 5,5 % et 2,1 %[1][5]10 % : restauration, transports, certains travaux. 5,5 % : alimentation, livres, énergie. 2,1 % : certains médicaments et presse. 0 % pour les exportations et les livraisons intracommunautaires.
Seuils de franchise en base de TVAPrestations de services : 37 500 € ; ventes de biens : 85 000 €[1][5]En deçà de ces seuils, l'entreprise ne facture pas de TVA (avec des seuils de tolérance de 41 250 € et 93 500 €).
Déclaration de TVACA3, mensuelle (trimestrielle si la TVA est inférieure à 4 000 € par an)[5]Les petites entreprises peuvent opter pour le régime simplifié de TVA (CA12).

Paie : impôt sur le revenu et charges sociales

L'impôt sur le revenu est retenu à la source selon un barème progressif, et l'employeur comme le salarié acquittent des cotisations sociales substantielles.

Impôt sur le revenu (barème)0 % / 11 % / 30 % / 41 % / 45 %[1][6]Un barème progressif à cinq tranches appliqué par foyer fiscal, soit approximativement : de 0 % jusqu'à ~11 600 €, 11 % jusqu'à ~29 600 €, 30 % jusqu'à ~84 600 €, 41 % jusqu'à ~181 900 €, et 45 % au-delà. Les seuils sont indexés chaque année. Retenu à la source.
Cotisations sociales salariales~22 % à 25 % du brut[3][8]Comprennent la CSG (9,2 %) et la CRDS (0,5 %) assises sur 98,25 % du salaire, ainsi que les régimes de retraite et autres.
Cotisations sociales patronales~40 % à 45 % du brut[3][8]Maladie, vieillesse, allocations familiales, assurance chômage et autres fonds. Le plafond mensuel de la sécurité sociale s'élève à 4 005 € en 2026.
Salaire minimum (SMIC)≈ 1 800 € bruts par mois[8]Le SMIC est revalorisé au moins une fois par an.
DéclarationsDéclaration sociale nominative (DSN) mensuelle[8]Une déclaration mensuelle unique récapitulant les salaires, l'impôt sur le revenu prélevé à la source et les cotisations sociales.

Autres impôts et taxes des entreprises

Contribution économique territoriale (CET)CFE et CVAE[1][4]La CFE est assise sur la valeur locative des locaux professionnels ; la CVAE (assise sur la valeur ajoutée) fait l'objet d'une suppression progressive.
Droits d'enregistrementSur les cessions de parts sociales et de fonds de commerce[1]Droits d'enregistrement applicables aux cessions de parts et d'actions (0,1 % à 5 %) et de fonds de commerce.
Impôts fonciers et environnementauxTaxe foncière, taxes sur l'énergie et autres contributions.[1]

Comptabilité et états financiers

Normes comptablesPlan comptable général (PCG) ou IFRS[2]Les normes IFRS sont utilisées pour les comptes consolidés des groupes cotés.
Commissaire aux comptes (CAC)2 sur 3 : total du bilan : 5 M€, chiffre d'affaires : 10 M€, salariés : 50[2]La désignation d'un commissaire aux comptes est obligatoire dès lors que ces seuils sont dépassés.
Approbation et dépôtApprobation dans les 6 mois ; dépôt au greffe[2]Dépôt dans le mois suivant l'approbation (deux mois en cas de dépôt par voie électronique).

Formulaires et déclarations

Chaque déclaration et rapport récurrent qu'une entreprise typique gère, ce qui les déclenche et où ils vont. Les déclarations d'immatriculation et ponctuelles sont marquées "par événement".

FormulaireCe que c'estQui déposeFréquenceÉchéanceDéposé auprès de
2065Déclaration d'impôt sur les sociétés[1][4]Entreprises soumises à l'ISannuelDébut mai (entreprises clôturant au 31 décembre)DGFiPimpots.gouv.fr
IS acomptesAcomptes d'impôt sur les sociétés[1]Entreprises redevables de l'IStrimestriel15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembreDGFiPimpots.gouv.fr
CA3Déclaration de TVA[5]Redevables de la TVAmensuelMensuelle (ou trimestrielle pour les petits redevables)DGFiPimpots.gouv.fr
DSNDéclaration sociale et de paie[8]Tous les employeursmensuelMensuelle (5 ou 15)URSSAFnet-entreprises.fr
e-invoiceFacture électronique (Factur-X via PDP)[9][7]Fournisseurs B2B (déploiement progressif 2026-2027)par événementDès l'émission, via une plateforme accréditéeDGFiPPDP
RBEDéclaration des bénéficiaires effectifs[2][7]Toutes les sociétéspar événementLors de l'immatriculation ; dans les 30 jours suivant toute modificationINPIGuichet unique
Comptes annuelsDépôt des comptes annuels[2]SociétésannuelDans le mois suivant l'approbation (2 mois en cas de téléprocédure)GreffeInfogreffe

Calendrier de conformité

Les mêmes déclarations regroupées par rythme - ce qui revient et quand.

mensuel
  • CA3Mensuelle (ou trimestrielle pour les petits redevables)
  • DSNMensuelle (5 ou 15)
trimestriel
  • IS acomptes15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre
annuel
  • 2065Début mai (entreprises clôturant au 31 décembre)
  • Comptes annuelsDans le mois suivant l'approbation (2 mois en cas de téléprocédure)
par événement
  • e-invoiceDès l'émission, via une plateforme accréditée
  • RBELors de l'immatriculation ; dans les 30 jours suivant toute modification

Sources

Références numérotées citées dans ce profil. Les lois renvoient aux textes consolidés dans le registre officiel.

  1. Code général des impôtsLégifrance · loi
  2. Code de commerceLégifrance · loi
  3. Code de la sécurité socialeLégifrance · loi
  4. Impôt sur les sociétésService-Public / DGFiP · autorité
  5. TVA - franchise en base et déclarationsService-Public / DGFiP · autorité
  6. Barème de l'impôt sur le revenuimpots.gouv.fr / DGFiP · autorité
  7. Formalités d'entreprise et facturation électroniqueService-Public Entreprendre · autorité
  8. Cotisations sociales et DSNURSSAF · autorité
  9. Facturation électronique en FranceCommission européenne · ue

Ce guide fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique. Les taux et les délais sont susceptibles d'évoluer : vérifiez toujours les informations par rapport aux lois et sources officielles associées, ou consultez un conseiller agréé avant d'agir.